Agriculture, travail saisonnier et contrats dits TESA

Au sein du STICS, plusieurs syndiqué·es travaillent dans le domaine agricole sous des contrats dits ‘TESA’. Ce n’est pas un contrat, comparable au CDD “classique” ou au CDI, c’est un “titre d’emploi” censé concerner les emplois saisonniers courts du monde agricole, comme pour les vendanges qui durent un mois. Censé être d’une durée maximale de 3 mois et renouvelable une fois, il est en pratique renouvelable à l’infini. Il est utilisé par tous les employeur·euses du monde agricole peu importe le format de la saison, qui peut aller jusqu’à 9 mois en maraîchage.

Ce contrat sans engagement pour l’employeur·euse, permet de virer un·e salarié·e à n’importe quel moment, sans aucune procédure. De plus, ce contrat ne donne pas droit à la prime de précarité, qui est pourtant la norme chez les salarié·es agricoles, souvent dans des emplois à mi-temps payés au SMIC. Les employeurs ne paient en fait aucune cotisation patronale, niche fiscale intéressante donc.

Les salarié·es agricoles ont eu historiquement du mal à se syndiquer puisque éclaté·es dans l’espace et le temps, dans des entreprises de petites tailles ou la constitution d’un collectif important est difficile. Cela donne encore plus de pouvoirs au patron·nes pour nous exploiter. Il y a beaucoup à faire pour améliorer les conditions de travail des salarié·es agricoles, se syndiquer est un bon début !


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Article issu du “Journal de la CNT” publié à l’occasion du 1er Mai 2026.


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