Jeudi 18 juin : Contre la répression syndicale, de plus en plus présente dans tous les secteurs !

Nous constatons de plus en plus de cas de répression syndicale claires : des pratiques syndicales usuelles depuis des années qui sont aujourd’hui poursuivies en justice sous des prétextes fallacieux, des obligations d’appliquer des directives dans un sens strict et sans aucune possibilité d’adaptation qui débouchent sur des sanctions lorsqu’elles sont ne seraient-ce que questionnées, etc.
Les sanctions évoluent et tous les coups semblent permis : code du travail détourné, sujet annexe servant à porter en justice, sanctions illégales mais assumées par les directions, licenciements, placardisation…

C’est pourquoi, en Isère, la CNT 38 s’associe à l’appel pour soutenir les travailleuses et travailleurs de l’Inspection du travail :


Communiqué

La répression syndicale s’abat sur des militant·es de toutes les organisations syndicales, du délégué de boite à la secrétaire générale de confédération. Toutes les formes possibles de pression sont exploitées : les menaces, les procédures internes de sanction pouvant aller jusqu’au licenciement, la discrimination salariale durant toute sa carrière, l’entrave, etc.

Si le gouvernement et le patronat font de beaux discours sur le dialogue social et ses vertus, ils savent désormais aussi utiliser la justice pour criminaliser l’action syndicale. Concrètement, pour faire taire des militant.es, pour stopper la contestation, pour faire cesser une grève, pour empêcher des dénonciations des conditions de travail ou de management toxique, ceux-là n’hésitent plus à monter de toutes pièces des « dossiers » au pénal : ils encombrent ainsi les services d’enquête de police et de la Justice avec des pseudo-plaintes pour diffamation, pour harcèlement, pour intrusion ou encore pour des violences qui n’ont jamais eu lieu. L’important n’est pas la plainte et son contenu, mais son auteur et sa position sociale (le nom ou la réputation) qui vont permettre de déclencher une procédure abusive voire des poursuites.

Il s’agit bien entendu, pour les employeurs du public ou du privé, de ne pas laisser passer les critiques sur le sous-effectif, sur des réformes injustes ou sur des pratiques discriminantes. La répression est là justement pour que ne soient pas pointées et dénoncées les conditions de travail des agents ici ou des salariés là-bas. Là où les risques psychosociaux se développent de façon particulièrement intense, là où les situations sont les plus tendues du fait de l’inertie de l’employeur à mettre en oeuvre des dispositions favorables à la santé des travailleurs, ce sont également là que les modalités de la répression syndicale sont les plus abouties.

L’inspection du travail n’échappe pas à cette situation. Cela fait plus de 10 ans que le sous-effectif domine partout en France. Cela fait 5 ans qu’une réorganisation territoriale de l’administration locale (OTE) a désorganisé un peu plus l’inspection du travail, les directions locales mettant plus facilement en cause l’inspection du travail que leur nouveau mentor, le préfet de département.

Défendre au quotidien nos missions et la façon d’exercer notre métier, relayer la souffrance des agents dans un contexte de sous-effectif massif, dénoncer et critiquer des actes de management qui dégradent l’état de santé des collègues : ce ne sont pas des actes délictuels, c’est user de la liberté d’expression et syndicale.

En plus du rassemblement du 18 juin à 10h30, une pétition a été lancée en soutien à nos collègues Pierre et Benoît, inspecteurs du travail et représentants syndicaux qui subissent la répression syndicale ! Pétition à signer : https://c.org/MGsTtCJWkh

Avec le soutien des organisations syndicales : SUD TAS 38, CGT DDETS 38, SUD TAS, CGT TEFP, CNT TEFP, FSU TEFE, CNT-SO, US Solidaires, Solidaires Isère, CNT Isère, FSU Isère, FO Isère, CGT Isère, UNEF Grenoble, Coordination Étudiante de Grenoble, Solidaires Étudiant·e·s Syndicat de Lutte Grenoble, Union Local CGT du Grand Grenoble, CGT ST Micro, SUD Commerce & Service AURA, SUD PTT Isère-Savoie, Solidaires Finances Publiques 38, SUD Santé Sociaux 38, SUD Education 38, Solidaires ASSO 38, SUD Collectivité Territoriales 38, SUD Transport Urbain Interurbain 38, Solidaires Informatiques 38.
Et des organisations : La France Insoumise Isère, Le Parti de Gauche Isère, Lutte Ouvrière Isère, NPA Révolutionnaires 38, ATTAC 38, Union Communiste Libertaire Grenoble, OST Grenoble.


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