Depuis les affrontements survenus à Lyon et la mort d’un néo-fasciste, une offensive politico-médiatique s’est intensifiée pour criminaliser et attaquer la France insoumise, l’antifascisme et tous ceux et toutes celles qui s’en revendiquent.
Dans une inversion des valeurs, cette offensive glorifie les milices fascistes et perpétue la banalisation du RN et ses idées. Une minute de silence est observée à l’Assemblée nationale pour le militant néo-fasciste, son portrait est affiché à l’Hôtel de Région de Lyon, tandis que l’extrême-droite parade librement.
Avec la complicité de médias détenus par des milliardaires d’extrême-droite, la responsabilité des violences est imputée aux franges combatives de la gauche. Pendant ce temps, la violence d’extrême droite est rendue légitime par son invisibilisation: attaques de locaux syndicaux et politiques, de mosquées, agressions racistes et LGBTQIA+phobes, et des dizaines de meurtres comme ceux de Clément Meric, Martin Aramburu, Angela Rostas, Hichem Miraoui, Aboubacar Cissé, et toute personne tuée en raison de sa couleur de peau, son genre, sa sexualité, ou sa supposée appartenance religieuse. A Grenoble aussi, ces dernières semaines, des attaques racistes et anti-syndicales ont eu lieu, dont les menaces de mort de l’UNI contre des militant.es sur le campus. Nous soupçonnons l’islamophobie croissante au regard des incendies criminels de la mosquée St Bruno et d’une boucherie halal à la Capuche. 90% des assassinats politiques entre 1986 et 2021 sont le fait de l’extrême droite. Depuis 2022, l’extrême-droite est responsable de douze meurtres…
Depuis des décennies, la banalisation du racisme, la montée de l’islamophobie, les politiques de casse sociale, sécuritaires et réactionnaires nourrissent l’extrême-droite. Au service des riches, Lecornu et Macron, imposent leur politique par l’autoritarisme, la violence et le passage en force. Face à cela, les résistances s’organisent de toutes part pour défendre le droit pour tous à vivre dignement, l’émancipation, et la solidarité. Cela est manifestement trop pour les classes dominantes prêtent à imposer au pouvoir l’extrême-droite pour maintenir leur système, leurs privilèges et leurs profits !
Au-delà des divergences, les forces du mouvement social, syndical, associatif et politique doivent faire front commun. Nous refusons de glorifier la mort d’une personne et d’invisibiliser les nombreuses victimes de l’extrême droite, nous refusons toute remise en cause des libertés politiques et syndicales. Le droit de manifester, de s’organiser, de contester et de critiquer le pouvoir est non négociable. Criminaliser l’antifascisme ou assimiler les mobilisations sociales à des menaces pour l’ordre public constitue une atteinte grave aux libertés.
Nous ne nous résignerons jamais au fascisme ! Dans notre quotidien, sur nos lieux de travail, dans nos lieux d’études, dans nos rues, dans nos campagnes et nos quartiers, nous continuerons notre combat antifasciste.
Rassemblons-nous pour occuper le terrain, soutenir le travail des nombreux collectifs antifascistes et antiracistes, et organiser des moments de lutte unitaires (marche, week-end contre le fascisme, etc.).
C’est dans le rassemblement de l’entièreté de notre camp social, dans la solidarité active et par les luttes, que nous ferons reculer l’extrême droite.
- Nous appelons à la mobilisation la plus large le 8 mars, en défense des droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, contre le fémo-nationalisme de groupes comme Némésis
- Nous appelons également à participer massivement à la Marche des Solidarités contre le racisme, le fascisme et les violences d’État le 21 mars à Grenoble en soutien aux migrant·es.
- Nous nous mobiliserons également le weekend du 28-29 mars pour le droit au logement pour toutes et tous et contre les expulsions à la fin de la trêve hivernale.
- Enfin, comme notre antifascisme est internationaliste, nous manifesterons le 28 mars pour les droits légitimes du peuple palestinien et contre l’État colonial d’Israël.
AUJOURD’HUI PLUS QUE JAMAIS SIAMO TUTTI ANTIFASCISTI
Communiqué de l’Interorga contre l’extrême droite


