Le 21 juillet prochain, une maison squattée depuis plusieurs années, avenue Léon-Blum appartenant à la ville de Grenoble, va être expulsée à sa demande. Parmi la trentaine d’habitant·es de la maison, tous et toutes en situation de vulnérabilité, on compte des enfants en bas-âge et des enfants scolarisé·es à Grenoble, mais également deux femmes enceintes et une personne en situation de handicap.
Les familles craignent d’être remises à la rue, sans solution. Nous rappelons que les institutions responsables (préfecture, conseil départemental, communes, métropole), dans toutes les situations similaires, se renvoient systématiquement la balle alors que le nombre de personnes à la rue ne cesse de croître. Le manque de places d’hébergement est criant depuis des années, tandis que des immeubles entiers restent vides et pourraient être réquisitionnés.
Les familles, comme les différents professionnels qui les accompagnent, appréhendent les drames qui vont être provoqués par l’expulsion à venir : mise en danger, déscolarisation, errance, etc. Les périodes de canicule sont particulièrement meurtrières pour les personnes à la rue, et l’été commence à peine.
Nous réclamons des relogements décents et adaptés pour chaque famille. Qui doivent arriver sans tarder étant donné les conditions de vie indignes dans lesquelles ces familles se trouvent.
Nous rappelons que l’État a l’obligation de mettre à l’abri toute personne qui en a le besoin et de garantir des solutions d’hébergement pour toutes et tous.
Nous demandons :
- La suspension de l’expulsion jusqu’à une proposition de relogement pérenne et adaptée pour chacune des familles
- La prise en compte des besoins des enfants scolarisés, des femmes enceintes et des personnes en situation de handicap, conformément aux obligations de protection de l’enfance et de santé publique
- La réquisition des logements et bâtiments vacants sur la Métropole grenobloise.
Signataires : DAL 38, RESF 38, Intersyndicale Enfants migrant.e.s à l’école (FSU, CNT éducation, Sud éducation 38), FCPE 38
SE SYNDIQUER, REJOINDRE LA CNT !
https://ul38.cnt-f.org/nous-contacter/
Rejoindre la CNT c’est prendre le temps de réfléchir au sens de notre travail, son organisation, nos envies et nos besoins. C’est s’engager dans la solidarité, partager ses expériences, découvrir celles des autres. C’est participer à la mise en place d’outils pour mener les luttes, pour préserver nos acquis et en imaginer de nouveaux. Se syndiquer à la CNT c’est s’émanciper et se projeter dans une société juste et égalitaire.

