Vendredi 10 avril : soutien à l’occupation de la Métro, conférence de presse

Les livreurs à vélo, exploités par les plate-formes de livraison comme Uber Eats ou Deliveroo, n’ayant pas la possibilité de se loger décemment vu leur salaire de misère et les loyers impayables, sans-papiers pour certain-es, ils et elles ne pouvaient que se retrouver entre les mains de marchands de sommeil à la Villeneuve. Ces derniers “louent” des logements laissés vacants par le bailleur Actis, suite à un programme de rénovation urbaine qui dure depuis des années.

Organisées, syndiquées pour la plupart depuis des années, et soutenues par le DAL, l’union locale UL CGT Grand Grenoble ou encore la CNT 38, ces personnes luttent depuis des mois pour faire valoir leur droit au logement. Dans plusieurs communes de l’agglomération, elles ont obtenu l’ouverture de bâtiments publics vides depuis des années afin d’être hébergées. Elles ont mis sur le devant de la scène les conséquences d’une non-régularisation bien pratique pour les entreprises et les conséquences de la crise du logement cher qui frappe la métropole depuis des années : loyers impayables, expulsions, non-application de la loi de réquisition, vacance de logements publics.

La situation des livreurs à vélo pose particulièrement la question de la régularisation et des conditions de travail qui en découlent. Ces conditions de travail viennent d’être documentées très récemment par un rapport de Médecins du Monde. Ce rapport pose une question simple : ces livreurs font tourner les villes en livrant des repas dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les administrations, les particulier·ères, pourquoi ne pas les régulariser afin qu’ils puissent travailler et se loger dignement, hors des circuits mafieux ?

Nous qui circulons en ville, partout dans l’agglomération grenobloise, nous les voyons des dizaines de fois par jour, sous la neige ou la canicule : rappelons-nous sans cesse qu’ils sont en lutte et qu’ils occupent, dans des conditions de vie extrêmement pénibles, avec des enfants en bas-âge, dans une salle de réunion au rez-de-chaussée de la métropole. Rappelons que nous que 150 personnes, hommes, femmes, enfants, sont forcées à une vie indigne par l’inaction de celles et ceux qui nous gouvernent.

Soutenons les occupantes et occupants de la Métro !

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Après les élections, des actes ?
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Article sur la période du 19 au 30 janvier 2026
Paroles d’occupant-es
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