Un toit, une école, des papiers !

Nous reproduisons ci-dessous un texte écrit par les familles des écoles occupées de Grenoble.

La vie dans une école, c’est pas facile, c’est pas normal. Une école doit rester une école. Normalement l’État devrait nous proposer un hébergement. C’est la loi, mais il ne la respecte pas.

Beaucoup de ces familles sont arrivées en France après avoir subi des violences. Et dans la rue, ces violences continuent. Elles touchent particulièrement de nombreuses femmes seules avec leurs enfants.

Heureusement, nous nous organisons avec des collectifs de parents d’élèves et d’enseignant·e·s qui se mobilisent et nous soutiennent. C’est grâce à cette solidarité que nous sommes à l’abri aujourd’hui.

  • Nous voulons des hébergements pérennes, là où nous vivons, là où nous nous faisons soigner, là où nous allons à l’école, là où nous avons nos ami·e·s.
  • Nous avons besoin de vrais appartements où nous pouvons cuisiner, être tranquilles et indépendant·e·s.
  • Nous voulons avoir des vies d’enfants normales avec un chez-soi où l’on se sent en sécurité, une chambre avec un lit confortable, un bureau pour travailler, des jouets, et où on peut inviter nos ami·e·s.
  • Nous voulons pouvoir faire des études et travailler, pour prendre soin de nos familles. Pour cela, il nous faut des papiers et un droit au travail.
  • Nous ne voulons plus vivre dans l’angoisse de la rue et la peur des arrestations ou des expulsions.
  • Nous voulons nous installer en France, c’est ici que nous voulons vivre.

Avec l’Intercollectif des écoles occupées, nous nous battrons tant qu’il le faudra pour :

La CNT participe à l’Intercollectif des écoles occupées.


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