Nous reproduisons ci-dessous un texte écrit par les familles des écoles occupées de Grenoble.
Nous sommes plusieurs familles hébergées dans des écoles de Grenoble pour être protégées de la rue la nuit. À ce jour, 9 écoles sont occupées pour mettre à l’abri 32 enfants et 14 familles.
La vie dans une école, c’est pas facile, c’est pas normal. Une école doit rester une école. Normalement l’État devrait nous proposer un hébergement. C’est la loi, mais il ne la respecte pas.
Beaucoup de ces familles sont arrivées en France après avoir subi des violences. Et dans la rue, ces violences continuent. Elles touchent particulièrement de nombreuses femmes seules avec leurs enfants.
Heureusement, nous nous organisons avec des collectifs de parents d’élèves et d’enseignant·e·s qui se mobilisent et nous soutiennent. C’est grâce à cette solidarité que nous sommes à l’abri aujourd’hui.
Mais nous voulons que nos droits et nos besoins soient respectés :
- Nous voulons des hébergements pérennes, là où nous vivons, là où nous nous faisons soigner, là où nous allons à l’école, là où nous avons nos ami·e·s.
- Nous avons besoin de vrais appartements où nous pouvons cuisiner, être tranquilles et indépendant·e·s.
- Nous voulons avoir des vies d’enfants normales avec un chez-soi où l’on se sent en sécurité, une chambre avec un lit confortable, un bureau pour travailler, des jouets, et où on peut inviter nos ami·e·s.
- Nous voulons pouvoir faire des études et travailler, pour prendre soin de nos familles. Pour cela, il nous faut des papiers et un droit au travail.
- Nous ne voulons plus vivre dans l’angoisse de la rue et la peur des arrestations ou des expulsions.
- Nous voulons nous installer en France, c’est ici que nous voulons vivre.
Avec l’Intercollectif des écoles occupées, nous nous battrons tant qu’il le faudra pour :
la réquisition des logements vides !
Un toit, une école, des papiers pour toutes et tous
La CNT participe à l’Intercollectif des écoles occupées.