Quatre mois de prison avec sursis et cinq ans d’interdiction d’exercer son métier de postier (un licenciement déguisé en quelque sorte), a été prononcé ce 16 janvier 2025, pour un facteur du Centre courrier de « Petite-Forêt » près de Valenciennes, confronté à « une tournée trop longue et trop dure », et qui avait stocké 400 lettres chez lui en espérant qu’au premier répit il pourrait les distribuer.
Mais ce moment de répit n’est pas venu, seule la répression s’est abattue sur lui.
Quatre mois de prison avec sursis, pour une tournée qui avait été mal évaluée. Mais par qui ?
Quatre mois de prison avec sursis pour un jeune facteur qui craignait ses cadres, les demandes d’explications sans fin, les menaces et les sanction et qui a préféré subtiliser 400 lettres au Pays Postal où règne soi-disant le dialogue social.
Comment a-t-on pu en arriver là ?
Les facteurs et les factrices ne sont pas des délinquant·es !
Nous appelons les collègues à faire constater avec fermeté « les restes » par leur hiérarchie, en rentrant de tournée, en présence d’autres collègues ou de syndicats, et à demander à ce que la tournée soit réévaluée, afin que le drame de « Petite Forêt » ne se reproduise plus.
Ce texte est extrait du Braséro, publication de la fédération CNT PTT, des activités postales, du courrier et des télécommunications.
Cette publication est à retrouver ci-dessous.
En page 2, vous pourrez y lire une des réalités du travail aux PTT : une “« ”entreprise“ »” dont le pourcentage de congés maladies, de maladies professionnelles et d’accidents de service dont certains mortels, sont à la hausse.
Quand les accidents se suivent et se ressemblent, sont-ils vraiment des accidents ? On sait à quel point les facteurs et factrices travaillent sous pression, envahis par le stress pour remplir des missions de plus en plus contraignantes dans des cadences de plus en plus accidentogènes.